mardi 4 mars 2014

Le principe et l'hérésie.


L'heure tourne et le passant s'en tape,
A l'arrêt, l'homme pétrifié s'agenouille.

Le premier n'a que faire d'expérience,
Il ignore, inconscient, son parcours.

Le second ne se fait pas raté,
Dépassé comme figé dans la lave.

L'abus en distillerie atterrit l'embarqué,
Une ombre d'entre-deux yeux a brisé le spectre.

De mesures en découpes l'oscillogramme transcrit dans son style l'écho du soubresaut.

Insignifiante erreur de calcul,
L'inouï consent aux coordonnées,
En fait d'endroit son épicentre,
Et passe.

Les aiguilles en un mouvement nous mènent,
Timonières infidèles du pas de nos rameaux,

Elles digèrent le bol fou de notre gouffre,
Elles rassemblent, aimantent nos fiertés.

Le principe suit son raccourci sans but,
L'hérésie un but sans parvis.

A réduire le bouillon de folie du passant principe,
Le temps dénonce le noyau de sa cerise,
Il croque à mort le fruit de son chausse-trappe,
Et l'hérétique conduit par l'image,
Croit ce qu'il voit sans cesser de choir.

vendredi 14 février 2014

-Au bout du fil-


Au bout du fil il y a un autre,
Un proche, un « elle », un différent.
Un autre à qui on donne la voix
Celle au pluriel qui guide nos pas.

Destin tragique de l'écriture
Qui ne convoque que sur papier
Ce que la voix fait retentir
Dans un espace démesuré.
Au risque de s'y être lancée
Elle rivalise avec l' éther,
Mais, lui, semble absent de l'équation.
Il a fait de son vide un horizon
Et tourne encore sur lui même,
Le temps, la mort, expatriés.

La voix choisit son rythme, son cadre,
Mais sa consigne est qu'elle déborde
Puisqu'aux soupirs mis en sursis
La fin suspendue tremble à tomber.

A qui dit elle, pour qui l'appel?
Elle marque l'être comme l'air s'infiltre
Disposant des sens dévoués
Qui en produisent la résonance
Dans nos corps de flûtes, percés.

Pour celui sans les trous du monde
Qui se traverse de fond en bout,
Il se trouve qu'en didgeridoo,
Les vibrations arrachent aux notes
Leurs harmoniques extimisées.

Ce qu'on entend au bout du fil
Creuse un peu plus notre passoire.

Quand les torrents d'horreur à la clé
Travestissent notre partition,
Parions qu'un autre téléphone
Et qu'on raccroche cette obstruction

Si je suis celui qui en donne
Je veux être facteur de sillage.
Non pas des voies pour transporter
Mais des repères qu' « y être passé »
Fût une épreuve dont on se souvienne,
Un vrai gage de liberté.



lundi 16 janvier 2012

« En sabots, Au pas! »


Discrétion joue sa mise au tarot comme au foin,
Poésie larme à l’œil fait tapis pour un rien.
 
Boucle d'or assombrie sans modèle de qui tenir
Fugue le compte erroné, dédaigne la cagnotte.
 
Sans un sou, fleur au poing, pieds tendus elle girouette.
Le regret ne vaut rien en chaleur sous la couette.
 
La dérive onirique se déploie en souplesse:
« Prince Charmant c'est maintenant qu'il faut sonner mon glas! »
 
Car l'amour et ses affres cèlent mon choix en destin,
Comme la petite en rouge qu'un loup mène en chemin.
 
Mais je fais de l'absence autre deuil qu'un sommeil
D'une en neige ou dormant du bois si blanc figé. 
 
Ma détresse au couleurs du printemps qui séduit
Ne parade en folies que pour l'être accroupi.
 
Je veux jouer ma dérive sans regard masculin
Qui chiffre ma jouissance en unité puissance.
 
Mes pas puisent leur errance de la fente renaissante,
Que rien ni personne ne pourra saboter,
De pointure il n'existe que dans les contes de fées!
"Au clair de la lune"


La paix du soir ennuyée au matin
Souffre en terre des humidités qui me reviennent.


C'est l'appel insonore des énergies rebelles, 

Les plaisir et confort du signe et de la lettre.

A ces mots elles s'indignent maudissant le carcan
Qui camisole leurs forces comme un trou répugnant,
Un abysse qui dérive échappant à la carte
Mais pour des raisons à taire on n'avoue
Qu'elle le fuit, qu'en son point de trésors
Jamais ne signifie, si elle creuse obstinée
Disons-le elle a tort car son tombeau se creuse    
Au gré de ses efforts, 


La lettre, au clair de la lune déclare la guerre au soir.